Serres Photovoltaïques à la Réunion
Maquette du projet innovant de serres agricoles
Nadia et Jean-Edouard Saint-Lambert sont agriculteurs depuis 1994. Ils ont un élevage de bovins et cultivent des bananes. Il y a 3 ans, ils ont voulu diversifier et investir dans une culture à forte valeur ajoutée. L’idée innovante vient de Jean-Edouard Saint-Lambert : « je voulais protéger les terres agricoles tout en associant les énergies renouvelables. Donc j’ai pensé à des serres agricoles sur lesquelles on disposerait des panneaux photovoltaïques ». Et l’idée séduit Vincent Deroubaix, directeur de la société JP Energie Environnement. Avec ces partenaires et ingénieurs, « ils élaborent un système pour apporter tout ce qui faut pour faire grandir le plant de vanille, en termes de luminosité, d’humidité, etc... tout en associant le photovoltaïque », explique Jean-Edouard Saint-Lambert.
Le projet de construction de serres photovoltaïques et de création d’une filière vanille bio à Bellevue, à Saint-Louis, est une première sur le territoire réunionnais.
Un projet 100% pays
Il s’agit d’une double occupation des sols : production d’électricité et production agricole. « L’innovation est qu’il n’y a aucune perte de terrain pour l’exploitant agricole ».
Les serres, 50 mètres sur 50, sont dimensionnées spécifiquement à la culture de la vanille, tout en prenant en compte les menaces cycloniques qui guettent notre île tous les ans. « Nous sommes au-delà des normes en vigueur », assure Vincent Deroubaix.
Le projet compte donc 3 parcelles de terres dans le quartier de Bellevue à Saint-Louis. La surface occupée pour les terres est de 5 hectares pour une puissance solaire de 5,7 MW. Cela représente une production annuelle de 8.000 MWh, soit la consommation annuelle de 2.100 foyers réunionnais.
Ainsi, la pollution évitée serait équivalente à 600 kg de CO2 et 85 kg de déchets radioactifs.
La culture de la vanille bio sera de type industriel. « On compte 40.000 plants de vanilles sur les 3 parcelles. Le design des serres a été pensé en fonction de la vanille, notamment par rapport à la luminosité, l’humidité nécessaires. La filière sera entièrement dédiée à l’export en zone Euro, nous sommes déjà en négociations avancées avec des centrales d’achat en métropole », assure Vincent Deroubaix. « La filière bénéficie du label bio via le lombricompostage du fumier de l’élevage de bovins » de la SCEA La Source de Jean-Edouard Saint-Lambert. En effet, les vers assimilent entre la moitié et une fois leur poids en déchets par jour en créant du lombricompost. C’est donc un engrais 100% naturel.
Le projet prévoit également la construction d’une usine de traitement de la vanille pour automatiser au maximum la filière.
Il s’agit donc « d’un projet 100% pays, ou plutôt de 4 projets : la production d’énergie, de vanilles, le lombricompost et l’usine », insiste Jean-Edouard Saint-Lambert, très fier que le projet se concrétise enfin. La première pierre du projet a été posée hier, la fin du chantier est prévue pour la fin de cette année.
Le nouveau jardin botanique de Bordeaux
Le nouveau jardin botanique, situé sur les quais de
Bordeaux, permet aux visiteurs de découvrir, outre une
multitude de plantes, une installation photovoltaïque
exemplaire et originale.
La ville de Bordeaux a choisi l'utilisation du bois pour la construction
de ses serres tropicales et le recours au solaire photovoltaïque
comme source d'énergie. L'architecte Françoise-Hélène JOURDA,
sensibilisée à cette énergie depuis de nombreuses années, a fait
mettre en place 650 m2 de modules semi transparents (180
modules), directement intégrés dans la toiture de verre. Les cellules
permettent de diminuer de 30 % l'intensité lumineuse et tout en
fournissant de l'électricité grâce à une énergie renouvelable, créent
un ombrage bénéfique pour les plantes. L'ensemble est architecturalement
très réussi. La structure SPV (à base de produits verriers) allie
esthétisme, clarté, diffusion de la lumière tout en préservant
l'isolation et l'étanchéité du bâtiment. L'installation a été mise en service
et raccordée au réseau en février 2007. EDF achète l’électricité
fournie.
Et encore...Pourquoi pas vous?




